Mec, je me moque de toi et te pointe du doigt. Je ne t'aime pas.
A tout ce que je viens de dire, je veux y croire car je ne peux plus me regarder dans un miroir en m'avouant tous mes véritables sentiments.
En réalité, je t'aimais. Plus que de raison. J'ai tout quitté. Je ne faisais point de comparaison. J'ai tout renié pour vivre en ta maison. Je me suis perdue à te désirer, à m'enfouir dans mes illusions.
Aujourd'hui, tu es parti et je renie toutes ces passions, je me refuse à croire que l'on ai pu se jouer de moi comme tu l'as fait, je me sens lésée...
M'as-tu aimé un jour ? As-tu cru en notre amour ?
Nan ! Je n'ai pu t'aimer ! Je te refuse le plaisir de me voir souffrir, je m'interdis de penser que je t'ai aimé. Je me sens si idiote. J'ai crié mon amour, tout le monde le connaissait. Maintenant je vais devoir affronter le regard de ces gens qui m'ont jadis écoutée te louer. Voir dans leur yeux cette pointe de moquerie, leur air goguenard et leur mine réjouie car jamais on ne se félicite du bonheur d'autrui, en revanche le malheur se commente et on en ris ! Je me sens si crétine, comme une gamine, une gamine que l'on vient de démasquer.
Pour sauver la face je ne peux qu'éviter le sujet, ou tout simplement nier : dire que mon amour pour toi n'était qu'une comptine pour ces gens-là. Que je n'étais pas amoureuse de toi mais que je le faisais croire, banale histoire... On va me traiter de profiteuse mais je préfère cela. De toutes les façons je suis jugée de toute & je ne m'en plaind pas.
Pourquoi ? Pourquoi tu m'as fais ça ? J'ai donc si mauvais caractère ? Pourtant pour toi, je me suis mise plus bas que terre... "
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